Je préfère être brûlante que tiède.
Me perdre plutôt que m’éteindre.
J’ai toujours eu cette ivresse des chemins de traverse. Jamais su rentrer dans le moule,
ni me taire quand il fallait.
Mais plus je vieillis,
plus cette comédie humaine m’étouffe.
Les “tu fais quoi dans la vie ?” à chaque rencontre,comme si exister devait forcément se mesurer à ce qu’on produit, à ce qu’on possède.
Le monde des adultes,
leurs rôles,
leurs masques,
leurs statuts, tout ça me donne la nausée.
Je ne juge pas, c’est juste chiant.
Ça manque d’authenticité.
Et que reste-t-il, après tout ça ?
Je préfère les cœurs cabossés,
qui saignent encore, mais n’ont rien à vendre.
Avec Instagram, c’est devenu grotesque.
Une recette miracle pour chaque faille,
un deuil en cinq étapes,
un mode d’emploi pour tout
et un protocole pour n’importe quoi.
Comme si on pouvait « guérir » de tout.
On a oublié le sens viscéral de la vie.
Moi, je ne tourne pas les pages.
Je vis avec mes ruines.
Et c’est beau, les ruines.
Plus beau qu’un décor impeccable.
Les ruines,
c’est ce qu’il reste quand tout a brûlé.
Ça nous rappelle ce qui a tenu bon
avant de s’effondrer.
Je préfère être un chaos honnête
qu’une illusion bien rangée.
Ça ne m’empêche pas d’aimer le monde.
Je l’aime malgré tout,
avec toute sa crasse, sans chercher à le sauver.
Je vous souhaite une vie qui ne ressemble à personne d’autre que vous
♡
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