Et puis un jour pour l’autre, on est plus rien.
Le couperet qui tombe et vous guillotine le coeur. Une mise à mort par l’être aimé, bien vivant, qui décide que vous ne serez plus. L’abandon ultime, pas celui du destin, mais celui du choix, de celui qui fut un jour ta moitié.
Qu’y a t il de plus banal, de plus fatal qu’une séparation ? De plus universel aussi.
Ce sentiment si familier, que d’un coup tout s’écroule.Tout ce que tu pensais avoir si solidement bâti se délie sous tes pieds, avec cette impression qu’il ne te reste plus que tes yeux pour pleurer.
Qui ne connait pas le gout de la Terre, mêlé à celui des vagues de l’existence qui vous fracasse?
Parfois je me demande qu’éclora des tragédies de ma vie?
L’ avenir semble toujours si sombre pour les coeurs fraichement meurtris.
Tous les matins je me réveille, submergée par mes larmes. Je ne me souvenais plus qu’on pouvait pleurer autant. J’ ai l’impression, qu’elles sont comme ma tristesse, infinie.
En vrai on se dit jamais que ça va nous arriver. Sinon il n’ y aurait pas autant de mariages et d’enfants.
Nous on n’avait ni l’un ni l’autre, mais je pensais justement qu’une connexion spéciale nous liait, au delà de tout ça. Une connerie du genre, L’amour qui se choisit juste pour l’amour, des putains d’illusions, oui!
On est tous la à toujours penser qu’on est plus fort que les autres, que notre histoire, ce qui fait de nous un couple si unique, ne pourra que résister aux tempêtes de l’existence.
Comment pourrait-il en être autrement, on s’aime si fort, et on a déjà traversé tant, non ? Jusqu’à ce jour, ou un matin pour l’autre on est plus rien.
Je pensais comme tout le monde, que lui et moi c’était pour la vie. Et aujourd’hui, c’est fini.
Rien ne dure, pourtant je le sais depuis que j’ai huit ans: ni les parents et surtout pas l’amour des grands.
On devrait nous apprendre à tomber en nous apprenant à marcher. Pour qu’on sache nous relever, parce que la vie, c’est pas un conte de fée.
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